Homologation des pesticides: Réaction du directeur scientifique

« Il ne s’agit pas de dire que les produits qui sont déjà homologués ne doivent pas être utilisés en zone Cemac mais il s’agit de dire que les produits qui sont homologués ne sont pas toujours de bonne qualité. Notre travail consiste à déterminer ceux qui méritent vraiment d’être utilisés. Nous commençons donc le processus de réévaluation des techniques des produits qui ont déjà été homologués pour ne retenir à la

fin du processus que ceux qui méritent vraiment de l’être c’est à dire

ceux qui ont la qualité nécessaire en termes de protection de l’environnement, de la santé, de réduction des risques moindres pour les populations.

Parlant des sept dossiers qui ont été validés, je pense que si nous avons pu sur les douze dossiers en rejeter trois, ca veut dire que ces trois de dossiers qui ont déjà été reconnus comme de bonnes qualités par les précédentes commissions d’homologation nationales notamment celles du Cameroun, du Tchad à la réévaluation et en fonction des nouvelles dispositions scientifiques, nous pouvons confirmer qu’il ne sont pas de qualité nécessaire.

Ils sont donc toxiques pour les populations et ils peuvent dégrader l’environnement de manière véritable et permanente. Le maintien en étude suppose que nous n’avons pas pu trouver des éléments qui nous permettent de décider. Alors nous devons demander aux firmes de nous apporter des informations complémentaires qui nous permettront lors d’une session prochaine de continuer l’évaluation.

Nous avons recensés plus de 1325 spécialités de produits qui sont en circulation en Afrique centrale et parmi eux il y’a près de 80 qui sont interdits partout et ailleurs mais qui sont toujours en circulation.

Ce processus de réévaluation que nous avons commencé va prendre quelques temps et chaque que nous aurons une gamme prête on verra une session. Cela veut dire qu’avant la fin de l’année courante nous aurons certainement une autre session.