Les décisions de la 11e Conférence des Chefs d’Etats de la Cemac sur la légitimation du Cpac se concrétisent

Ce dernier trimestre de l’année 2012, a été particulièrement riche en événements qui ont renforcé la légitimité du Cpac. Il s’agit entre autre, de la tenue du 2e Conseil d’Administration, au cours duquel le rôle du Secrétariat permanent a été défini au sein de la nouvelle Direction générale et entériné par le Conseil des Ministres de l’Ueac à Libreville ; il s’agit aussi de la nomination de la Directrice générale du Cpac et

de son installation officielle et solennelle, ainsi que celle du Secrétaire permanent. L’un des évènements symbolique de la légitimité du Cpac est la prestation de serment de tous les membres statutaires du Cpac, les rendant ainsi apte à se prononcer sur les pesticides à mettre sur le marché de la zone Cemac.

La première retombée de l’érection du Cpac en Institution spécialisée de l’Ueac/Cemac, par la 11e Conférence des Chefs d’Etat des pays membres de la Cemac est certes, la nomination par cette même Conférence, d’un Directeur Générale à la tête de cette institution.

En effet, par acte additionnel N°21 du 06 novembre 2012, Madame Azouyangui Catherine, Ingénieur Agronome, de nationalité centrafricaine a été nommée Directrice générale du CPAC. Dans cette édition nous ferons un gros plan sur cette dame, pétrie d’expériences dans le domaine de la sauvegarde de l’environnement, que le Gouvernement de la RCA à bien voulu proposer pour la direction générale de cet organisme nouvellement érigé en Institution spécialisée.

Par ailleurs, il est permit d’affirmer que tout est réuni pour démarrer l’homologation commune des pesticides en zone CEMAC. En effet, le 10 décembre 2012, face à la Cour de Justice Communautaire de la CEMAC (au grand complet) et sous le témoignage de la haute hiérarchie sous régionale, qui a fait le déplacement vers Ndjamena pour l’occasion, les experts du Comité Inter-Etats des Pesticides d’Afrique Centrale (CPAC) et leur Secrétaire Permanent ont prêté serment. Cette étape était la dernière qui devrait fixer les indécis sur la légitimité du CPAC, à organiser les homologations communes pour les six pays membres de la CEMAC.

Cette légitimité du CPAC lui a été conférée pour résoudre le problème de la circulation incontrôlée des pesticides dans les états membres de la CEMAC, à cause de la porosité des frontières entre ces états. Ce constat a été établi d’abord par les experts en la matière et présenté aux ministres en charge des problèmes agricoles des pays de la zone CEMAC. Ceux-ci, après examen de ce dossier, ont décidé de signer une Convention pour l’homologation commune des pesticides dans cette zone.

Pour la mise en œuvre de cette Convention, les ministres de l’agriculture l’ont transmise aux ministres de l’Union Economique de l’Afrique Centrale (UEAC). Après examen et adoption de ladite Convention par le Conseil des ministres économiques, celle-ci a été soumise à la haute attention de la Conférence des Chefs d’Etat. Après l’examen et l’adoption de celle-ci par les Chefs d’Etat au cours du 11e Sommet à Brazzaville, le dossier a été transmis à la Présidence de la Commission pour sa mise en œuvre. Le Président de la Commission de la CEMAC a adressé une lettre circulaire aux ministres en charge de l’agriculture des six pays membres de la CEMAC pour leur demander de se conformer aux décisions des instances communautaires concernant le transfert des homologations nationales au CPAC. 

Ce dossier ayant été examiné et adopté à tous les niveaux, ne devrait pas souffrir de la non application. Car les conséquences en sont réelles. En effet, si les états continuent à agir individuellement dans ce domaine, les spécialistes de la fraude et de la contrefaçon vont continuer à profiter de cette diversité d’homologations pour déverser à partir des maillons faibles, les pesticides polluants qui pourront circuler allègrement dans tous les pays de la zone, à cause de la perméabilité des frontières. Les résidus de ces pesticides polluants, qui sont parfois très toxiques, peuvent se retrouver dans les aliments que nous consommons et même dans l’environnement.

Il est donc demandé à tous les intervenants dans cette filière, de contribuer à la mise en œuvre de cette Convention pour que le CPAC puisse réussir, à sa mission d’homologation commune des pesticides en zone CEMAC.