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-:- CPAC: Comité Inter-états des Pesticides en Afrique Centrale -:-
Mardi 26 septembre 2017
 
Les experts du CPAC prennent service: Tchad: Analyse et tests d’efficacité biologique sur les échantillons des pesticides:  
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CPAC en bref>>Mot du Secrétaire Permanent

La lourde responsabilité du CPAC
   
M. Benoît Bouato
Secrétaire Permanent du CPAC

Chers lecteurs, partenaires et sympathisants de l’Afrique Centrale,

Veuillez me permettre de m’adresser à vous, concernant les problèmes phytosanitaires, au nom de l’Afrique centrale, à travers ce site web.

Le présent site web a été créé pour rendre compte des activités du Comité inter-états de pesticides d’Afrique centrale (CPAC) et intensifier la sensibilisation du grand public, surtout, attirer l’attention de la communauté internationale, sur la situation précaire de l’Afrique centrale, concernant la gestion des produits chimiques et ses conséquences négatives, qui ont des impacts planétaires, tels que les changements climatiques, la dégradation de la biodiversité, etc.  

Sans être spécialiste de l’environnement, je vais essayer d’établir la relation entre la mauvaise gestion de pesticides et les conséquences ci-dessus évoquées.

 

Des études menées dans le cadre de la Convention de Stockholm, ont démontré que les produits chimiques en général et plus particulièrement, les Polluants organiques persistants (POP) possèdent des propriétés toxiques, résistent à la dégradation, s’accumulent dans les organismes vivants et sont propagés par l’air, l’eau et les espèces migratrices par delà les frontières internationales et déposés loin de leur site d’origine, où ils s’accumulent et polluent les écosystèmes terrestres et aquatiques. La fabrication, la distribution et l’utilisation anarchiques de ces produits causent beaucoup d’inconvénients. C’est ainsi qu’on note, en Afrique, une dégradation de l’environnement par l’utilisation anarchique des produits chimiques. Dans certains cas, la nappe phréatique est atteinte par les pesticides utilisés dans les champs, sous l’effet de lessivage et une autre partie de pesticides est entraînée par ruissellement dans les cours d’eau.

 

Donc, cette activité constitue une menace pour  toute forme de vie et l’environnement. La mauvaise gestion des produits chimiques porte aussi atteinte à l’écosystème de la zone tropicale humide forestière de l’Afrique centrale, qui a un rôle mondialement connu de purificateur de l’atmosphère du gaz carbonique, avec l’oxygène, au même titre que la forêt amazonienne. 

 

L’Afrique est exposé à ce genre de risques, parce que l’agriculture y est la plus grande source de pollution, par l’utilisation de ces produits chimiques. En ce qui concerne l’Afrique centrale par exemple, plus de 70% de la population active, se consacre à l’agriculture : d’abord pour les cultures de rente, utile à l’exportation, qui contribue à environ 44% à l’économie de la sous région, ensuite pour le maraîchage, utile à la consommation local. 

 

Or, l’utilisation non appropriée des produits chimiques en agriculture, entraîne l’appauvrissement des sols, la réduction de la production agricole et par conséquent la réduction des revenus des paysans, vivant essentiellement de l’agriculture.

 

Les risques de pollution dus à l’activité agricole sont très accrus dans les pays en développement et sous développés, ne disposant pas d’équipements appropriés pour une application saine des produits chimiques, ni d’un personnel qualifié en nombre suffisant pour une gestion adéquate de ces produits chimiques. 

 

Si le rythme de dégradation des sols et de l’environnement, par l’utilisation abusive des produits chimiques se poursuit, non seulement la production baissera d’une manière drastique et l’économie de la sous région en prendra un coup, mais aussi, à moyen et long termes, l’environnement, la biodiversité et d’autres facteurs dont la dégradation entraînent les dangers tels que les changements climatiques, le réchauffement de la planète, etc., seront irréversibles. 

 

Face à tous ces risques, la zone CEMAC, constituée de six pays de l’Afrique centrale, est parmi les sous régions les moins armées. En effet, sur ces six pays, seuls le Cameroun et le Tchad ont chacun un système de gestion des pesticides plus ou moins actualisé. 

 

Pour résoudre ce problème globalement, l’idée d’une harmonisation des réglementations phytosanitaires dans cette zone a été proposée. Après une série de réunion des experts pour la concrétisation de cette initiative, couronnée par l’adhésion des gouvernements de cette sous région, le CPAC a été créé. 

 

Les états ayant ainsi transféré leur souveraineté au CPAC dans ce domaine extrêmement sensible, il nous revient de tout faire pour mériter cette haute confiance. En plus du programme qui nous a été assigné, il nous incombe d’approfondir la réflexion pour la recherche des solutions, afin de faire changer la situation actuelle dans la sous région. Cette prise de conscience de notre responsabilité vis-à-vis des états, va au delà de la peur du contrôle routinier de gestion des biens de la structure, qui préoccupe souvent les managers.

 

Dans notre cas, nous nous disons que le contrôle ne s’arrête pas seulement au niveau de la gestion financière ou matérielle du CPAC. Le contrôle qui consiste à voir si les objectifs du programme ont été atteints, nous préoccupe un peu plus. A long terme, il y a aussi la responsabilité historique qui se vérifie à partir des impacts et de l’évolution de la situation globale de la sous-région dans ce domaine économiquement très sensible. 

 

En ce qui me concerne, en plus de ces contrôles, je me suis donné une obligation, si les conditions sont réunies, de laisser des impacts indélébiles, qui se vérifieront à travers un changement drastique de la situation de notre sous région, qui occupe actuellement le dernier rang dans ce domaine en Afrique, avec pour indicateurs : la diminution de la pollution dans cette zone et l’amélioration de son économie. Ceci me consolera de mes deux accidents presque mortels et autres sacrifices que j’ai consentis pour cette cause, depuis mars 2002, date de lancement de cette initiative, sous l’impulsion du Conseil phytosanitaire interafricain de l’Union africaine (CPI/UA), mon employeur initial. En plus, j’ai aussi à justifier la confiance que les experts de l’Afrique centrale ont placé en moi, au moment ils m’ont élu à l’unanimité, au poste du tout premier Secrétaire Permanent, avec pour mission, de mettre en place les bases de cette structure d’intégration sous régionale, dont l’importance et la délicatesse ne sont plus à démontrer. 

 

Pour y parvenir, nous devons mettre en place une stratégie visant à mobiliser, en plus des énergies locales, toutes les possibilités prévues dans les dispositions internationales, telles que les conventions, à l’instar de :- la Convention de Stockholm, qui prévoit l’encouragement des Parties dépourvues de systèmes de réglementation et d'évaluation des pesticides et des substances chimiques industrielles, à se doter de tels systèmes ;

- la déclaration de Rio sur l'environnement et le développement, aux termes duquel les autorités nationales devraient s'efforcer de promouvoir l'internalisation des coûts de protection de l'environnement et l'utilisation d'instruments économiques, en vertu du principe selon lequel c'est le pollueur qui doit assumer le coût de la pollution, dans le souci de l'intérêt public et sans fausser le jeu du commerce international et de l'investissement. 

 

Nous allons aussi nous efforcer à faire comprendre à la communauté internationale, que la préservation de l’environnement en Afrique centrale, où se trouve la deuxième réserve forestière mondiale, doit être une préoccupation planétaire pour retarder, le plus possible, la catastrophe écologique qui est entrain de menacer l’humanité. 

 

L’Afrique centrale en fait beaucoup déjà, comme l’a témoigné le Président  camerounais à la tribune de la 62e session des Nations Unies, et je cite : ‘’l’Afrique centrale a sacrifié son développement à l’hôtel de la préservation de son environnement pour le bien de toute la planète…’’. Nous souhaitons vivement que cette planète lui en soit reconnaissante, en lui accordant des mesures d’accompagnement pour atténuer les souffrances du sous-développement, ainsi entraîné par la préservation de l’environnement. Car se sont ces souffrances qui poussent souvent cette sous région (la plus nantis en ressources forestières dans le continent), à brader ces ressources, qui sont utiles à l’équilibre écologique du globe terrestre. 

 

A voir la timidité des actions de la communauté internationale, il est à craindre que l’inconscience collective concernant cette réalité puisse nous conduire au chaos. Paradoxalement, cette communauté internationale consacre beaucoup de conférences et amasse beaucoup de moyens pour la recherche des solutions aux problèmes de la dégradation de l’environnement. Malgré cela, la situation évolue du mal vers le pire, tout simplement parce que ces conférences et ces moyens ne sont pas exploités adéquatement. Un exemple : parmi les sous-régions du continent, l’Afrique centrale, qui a pourtant un patrimoine forestier d’utilité planétaire à préserver, est la moins bénéficiaire du financement destinés à la préservation de l’environnement. Ceci, tout simplement parce que cette sous-région est mal représentée à la tête des organisations internationales. Par conséquent, les projets présentés par cette sous régions aux organisations internationales, sont appréciés par des décideurs originaires d’autres parties du monde, qui ne se sentent pas directement concerné par lesdits projets. 

 

Il est donc temps de se mobiliser pour intensifier des campagnes de conscientisation de la communauté internationale, afin qu’elle prenne ses responsabilités historiques concernant la préservation de l’environnement, pour les générations actuelles et futures, sans autres considérations égoïstes. Ainsi, les deux plus grandes réserves forestières mondiales, à savoir, l’Amazonie et le Basin du Congo, deviendront les priorités dans le partage des moyens prévues pour l’environnement.  

Le CPAC, sous l’encadrement scientifique du CPI/UA et politico-financier de la CEMAC, a pour ambition d’inscrire son nom en lettre d’or dans cette campagne de conscientisation de la communauté internationale sur la préservation de l’environnement, contre les effets des produits chimiques agricoles. C’est dans ce cadre que nous avons conçu une stratégie de communication, basée essentiellement sur les technologies de l’information et de la communication, sans toute fois négliger toutes les autres formes de communication. 

 

Une telle ambition ne peut se réaliser qu’avec le soutien de tout le monde et surtout, l’assistance des personnes morales ou physiques directement impliquées dans la gestion de l’environnement et des produits chimiques. Comme l’ont fait jusqu’à présent, certaines de ces personnes pour mener cette initiative jusqu’au stade actuel. 

 

Je ne saurais terminer ce propos sans remercier, au nom de tout le CPAC/CEMAC, ces âmes de bonne volonté, qui ont œuvré sans relâche, de prêt ou de loin, pour aboutir aux résultats actuels. Nous saisissons cette occasion pour manifester la reconnaissance du CPAC/CEMAC au CPI/UA pour avoir mobilisé ces bonnes volontés, dans le cadre de sa Stratégie africaine commune pour la protection des végétaux. J’ose aussi espérer que ces bonnes volontés ne pourraient pas laisser tomber le produit de leurs efforts.

 

Merci d’avoir sacrifier un peu de votre précieux temps pour lire et surtout, comprendre ce discours, ainsi que ses objectifs.

 

Benoît Banock BOUATOSecrétaire Permanent du CPAC 

 

 
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Pesticide actu
Sensibilisation sur le renforcement de la coopération et de la coordination pour la mise en œuvre des Conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm en Afrique francophone
La Convention de Stockholm
La Convention de Rotterdam
La Convention de Bâle
Common Regulation on the Registration of Pesticides in the CEMAC zone
Plaquete de présentation du CPAC (Francais)
Plaquete de présentation du CPAC (Anglais)
Plaquete de présentation du CPAC (Espagnol)
Convention de Stockholm et stocks
ETAPE SUIVANTE – UNE CONVENTION VIVANTE
 
 
LIENS UTILES
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CNIL
CPAC
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EPA's Office of Pesticide Programs (OPP)
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