Contexte de création

La Communauté Économique et Monétaire des Etats de l'Afrique Centrale (CEMAC) regroupe 6 pays : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad. La sous-région est peuplée d’environ 40 millions d’habitants répartis sur 3.020.140 Km2. Elle est née des cendres de l’ancienne Union Douanière et Economique de l'Afrique Centrale (UDEAC), précédée elle-même par l'Union Douanière Équatoriale (UDE).

La mission essentielle de la Communauté est de promouvoir la paix et le développement harmonieux des Etats membres, dans le cadre de l’institution de deux Unions: une Union Economique et une Union Monétaire. Dans chacun de ces deux domaines, les Etats membres entendent passer d’une situation de coopération, qui existe déjà entre eux, à une situation d’Union susceptible de parachever le processus d’intégration économique et monétaire.

L’agriculture dans la zone CEMAC contribue à plus de 30% du PIB et occupe 70% des populations actives.

Cependant, depuis une décennie déjà, la qualité des produits agricoles est devenue un enjeu commercial majeur et par conséquent une condition essentielle d’accès au marché international.  A l’heure de la mondialisation, il est question pour chaque pays de garantir la compétitivité de ses productions afin de mieux profiter des opportunités offertes.

Toutefois, le nécessaire développement agricole est mis à mal par un ensemble de facteurs limitants dont les variations climatiques et une pression parasitaire plus accrue.

La maitrise de cette pression parasitaire nécessite une utilisation plus intense des produits phytosanitaires pour son contrôle, faisant ainsi courir des risques pour la santé de l’Homme et l’environnement.

Face à ces risques,  les six Chefs d’Etat de la CEMAC se sont accordés à la création d’une structure sous régionale : le Comité Inter-Etats des Pesticides de l’Afrique Centrale (CPAC), avec pour mission d’aider les Etats membres à établir des mesures phytosanitaires compatibles avec les normes internationales  et à leur permettre de se protéger contre les risques découlant de l’importation incontrôlée des produits chimiques et de leur mauvaise utilisation.